Du 30 juin au 2 juillet 2026, la Commission béninoise des droits de l’Homme (CBDH) a pris part au 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort, organisé à Paris. Ce rendez-vous international a réuni des représentants d’États, des Institutions nationales des droits de l’Homme (INDH), des organisations internationales, des universitaires et des acteurs de la société civile engagés dans la défense du droit à la vie.La délégation béninoise, composée du Commissaire Serge Jean Paul PRINCE AGBODJAN, Rapporteur du Mécanisme national de prévention de la torture (MNP) et de la Secrétaire générale Lérya KOUNDE, a représenté le Bénin au sein du mouvement abolitionniste mondial. Sa participation visait à partager l’expérience béninoise en matière d’abolition de la peine capitale, à renforcer les partenariats internationaux et à contribuer aux réflexions sur les stratégies de prévention contre la résurgence de la peine de mort.Durant trois jours, les plénières et ateliers ont porté sur les tendances mondiales de l’abolition, les défis liés au retour des discours favorables à la peine capitale, ainsi que les stratégies de plaidoyer auprès des gouvernements et parlements. Les discussions ont souligné la nécessité d’un renforcement du plaidoyer international, face à la recrudescence des exécutions dans certains pays.En marge du congrès, la CBDH a participé à deux événements majeurs :(1)Synergies francophones contre la peine de mort : organisé par l’OIF, l’APF et l’AFCNDH, ce panel a mis en lumière le rôle des INDH francophones dans la consolidation de l’abolition. Le Professeur Dandi GNAMOU, membre de la Cour constitutionnelle et Présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, y a présenté l’expérience béninoise en matière de protection du droit à la vie.(2)Plaidoyer renforcé pour le droit à la vie : initié par la GANHRI, l’AFCNDH et le RINADH, cette rencontre a permis d’échanger sur les bonnes pratiques des INDH, le suivi des engagements internationaux et les stratégies de dialogue avec les autorités publiques. Les contributions des représentants du Cameroun, du Tchad, du Maroc, du Kenya, de la RDC et du Bénin ont enrichi les débats.La participation de la CBDH a confirmé le rôle déterminant des Institutions nationales des droits de l’Homme dans la protection du droit à la vie. Le Bénin, reconnu comme un exemple en matière d’abolition, a renforcé sa visibilité internationale et consolidé ses relations avec les réseaux abolitionnistes. Cette mission ouvre de nouvelles perspectives de coopération technique et de capitalisation des bonnes pratiques pour la promotion des droits de l’Homme et la prévention de la torture.DSI-FCDH/CBDH


