Véritable légende vivante du Taekwondo au Bénin, le Grand Maître Pierre Ogoudjobi (8e DAN), pionnier de la discipline et sous-officier supérieur de la gendarmerie nationale à la retraite, traverse des moments difficiles. Malgré son dévouement passé, il souffre aujourd’hui d’un glaucome sévère et appelle le Président Patrice Talon à l’aide pour le paiement de ses primes de décoration, un dossier resté sans suite depuis le régime précédent.*Un Monument du sport béninois en danger*Pionnier incontesté du Taekwondo au Bénin, le Grand Maître Pierre Ogoudjobi a consacré sa vie à la formation de plusieurs générations de combattants. Même à la retraite et malgré des soins suivis en France, il continue de revenir au pays pour des stages et des passages de grades, témoignant de sa passion indéfectible. Son parcours exceptionnel, honoré de plusieurs distinctions internationales et dans l’ordre national, est pourtant aujourd’hui assombri par une maladie oculaire grave : un glaucome sévère. *Le paiement des primes liées à ses nombreuses décorations en cause*Fatigué par les lourds frais médicaux, le Grand Maître Ogoudjobi lance un appel vibrant de secours au chef de l’État, Patrice Talon, pour le paiement des primes liées à ses nombreuses décorations. Il précise que ce dossier avait été déposé sous le régime défunt, sans aucune solution apportée jusqu’alors. Il ne s’agit pas d’une accusation contre le gouvernement actuel, mais plutôt d’un cri du cœur d’un serviteur de la nation qui souhaite être honoré de son vivant avant qu’il ne soit trop tard. *Un parcours exceptionnel à préserver*Le Grand Maître Pierre Ogoudjobi est bien plus qu’un entraîneur ; il est un monument du sport béninois. Unique conseiller technique du KUKKIWON (instance mondiale du Taekwondo) pour l’Afrique, il a formé de nombreux champions via son académie INAMA-BENIN.Malgré la maladie, il continue de diriger des examens de grade supérieurs, comme en témoigne sa supervision de l’examen national en janvier 2024 au siège de la Fédération béninoise de taekwondo (Fbtae). La nation béninoise se doit de soutenir l’un de ses plus grands ambassadeurs sportifs, qui a honoré le drapeau national durant des décennies.Et connaissant la magnanimité et l’amour du chef de l’État envers les talents, nous espérons que ce dossier connaîtra rapidement son dénouement.D’ailleurs, le Président Patrice Talon a réaffirmé à plusieurs reprises, son attachement à la valorisation des talents béninois et à l’accompagnement des sportifs ayant hissé haut le drapeau national.Félix SOHOUNDÉ Pépéripé


