Indignée par la diffusion sur les réseaux sociaux d’images de traitements cruels infligés à une jeune femme, la Commission béninoise des droits de l’homme condamne fermement ces actes. Elle annonce sa décision de se constituer partie civile et appelle à des sanctions exemplaires, tout en exhortant les autorités à renforcer la prévention contre les violences faites aux femmes. Lire le communiqué de la CBDH
COMMUNIQUÉ DE LA COMMISSION BÉNINOISE DES DROITS DE L’HOMME (CBDH)
Au sujet des actes de traitements cruels, inhumains et dégradants diffusés sur les réseaux sociaux le jeudi 23 avril 2026 La Commission Béninoise des Droits de l’Homme (CBDH) a été profondément choquée par les images largement relayées sur les réseaux sociaux le jeudi 23 mars 2026, montrant une jeune femme victime de traitements inhumains et dégradants.
La CBDH condamne avec la plus grande fermeté ces actes odieux qui constituent une violation manifeste des droits humains, en particulier du droit fondamental au respect de la dignité de la personne humaine, consacré tant par les instruments juridiques internationaux que par la Constitution de la République du Bénin.
La Commission rappelle que l’interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants revêt un caractère et que le Bénin, est un pays de droit qui protège les droits des femmes et des filles dans lequel de tels actes ne doivent plus être tolérés.
Aucun motif, quelle que soit sa nature ne peut être invoqué pour justifier de tels agissements. Ces actes engagent la responsabilité pénale de leurs auteurs et doivent faire l’objet de poursuites rigoureuses et exemplaires. La CBDH salue la vive réprobation exprimée par l’opinion publique ainsi que les initiatives entreprises par les autorités compétentes et les différentes institutions en vue d’identifier, d’interpeller et de traduire en justice les auteurs de ces actes.
En application de l’alinéa 4 de l’article 41 de la loi 2024-22 du 26 juillet 2024 relative à la CBDH, la Commission informe l’opinion publique de sa décision de se constituer partie civile dans le cadre de cette affaire, afin de contribuer à la garantie du droit à la justice pour la victime.
La CBDH lance un appel solennel à l’ensemble de la population, aux acteurs communautaires et autres à faire preuve de retenue et à veiller au respect strict des droits humains en toutes circonstances. La CBDH exhorte le Gouvernement du Bénin et les autres acteurs institutionnels engagés dans la promotion et la protection des droits des femmes et des filles à intensifier les mesures préventives et éducatives afin de décourager toute pratique contraire aux valeurs de respect, d’intégrité et de justice protégées par nos textes fondamentaux et les conventions internationales auxquelles notre pays est partie. Elle réaffirme son engagement à œuvrer sans relâche pour la promotion, la protection des droits humains au Bénin et la prévention de la torture.
Fait à Cotonou, le 24 avril 2026


