La Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB) a organisé une conférence de presse ce jeudi 9 juillet à la Bourse du travail à Cotonou. L’objectif de cette sortie est de dénoncer l’absence des centrales et confédérations syndicales au sein du Conseil économique et social.
En effet, lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026, le chef de l’État, Romuald Wadagni, a procédé à la désignation des représentants des corps socioprofessionnels, à savoir la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, la Chambre nationale d’agriculture, la Chambre des métiers, le secteur des arts et de la culture. Une désignation qui n’a pas tenu compte des confédérations syndicales, pourtant majoritaires parmi les acteurs sociaux désignés. Une situation qui n’a pas laissé la CSTB indifférente. Pour cette confédération syndicale, elle constitue une injustice à l’endroit des travailleurs. Ainsi, Nagnini Kassa Mampo fustige cette désignation qui exclut les travailleurs. Pour ce dernier, cela revient à réduire au silence les acteurs sociaux. Le secrétaire général de la CSTB s’étonne qu’une institution qui comptait 30 membres, dont 4 représentants des syndicats de travailleurs salariés, passe à un CES de 117 membres sans aucun représentant des travailleurs.
Le gouvernement appelé à la rescousse
Dans ce contexte d’exclusion, le secrétaire général de la CSTB appelle le chef de l’État, Romuald Wadagni, à corriger ce qu’il qualifie d’injustice à l’endroit des travailleurs. Pour lui, il est impératif de suspendre le processus de désignation en cours au niveau du CES. Mieux, il est urgent, selon lui, d’ouvrir des discussions avec les centrales ou confédérations syndicales représentatives pour une désignation consensuelle, conformément aux conventions internationales ratifiées par le Bénin et aux textes en vigueur encadrant la désignation des représentants des travailleurs salariés.
Au cours de cette conférence de presse, Nagnini Kassa Mampo a souhaité que le choix délibéré des pouvoirs publics de rompre unilatéralement le dialogue avec les centrales et confédérations syndicales soit revu, afin de redonner aux travailleurs la place qui est la leur dans les instances de décision.
Serge AVIDJÈMÈ


