Le député sénégalais Guy Marius Sagna, figure du panafricanisme, était de passage à Cotonou ce jeudi 30 juillet 2026, dans le cadre d’une réunion de commissions du Parlement de la CEDEAO portant sur le rôle des Micro, Petites et Moyennes Entreprises comme moteurs des chaînes de valeur régionales. À l’occasion de cette présence, l’Alliance pour la Patrie et le Panafricanisme (APP) avait organisé une rencontre d’échanges entre lui, les panafricanistes et la société civile béninoise, prévue à 16 heures à la Bourse du Travail à Cotonou. Cette rencontre n’aura pas eu lieu.
Ce jeudi 30 juillet 2026, la police républicaine a posé un blocus aux entrées de la Bourse du Travail, invoquant l’absence d’autorisation pour l’activité. Une voiture de patrouille est postée devant chacune des entrées avec une trentaine d’agent autour du site.
Aux personnes qui se présentaient, les forces de l’ordre indiquent que le moment n’est pas propice. Pourtant, les organisateurs décrivent une rencontre pacifique, sans ambiguïté sur sa nature. Il était prévue une séance d’échange entre les panafricanistes et le député Guy Marius SAGNA, sur le thème « Renforcer le rôle des micro, Petites et moyennes entreprises (MPME) comme moteur formel des chaînes de valeurs régionales de la CEDEAO.
Ce n’est pas la première fois que ce scénario se joue à la Bourse du Travail. Le 1er mai 2026, la marche habituelle des travailleurs de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB), sur le tronçon Étoile Rouge–Bourse du Travail avait déjà été bloquée par un dispositif similaire. Un précédent qui résonne et qui amène à s’interroger sur les conditions d’exercice des libertés de réunion et d’expression dans l’espace public béninois.
Du côté de l’Alliance Pour la Patrie, aucune déclaration officielle n’est encore rendue publique en réponse aux événements de ce 30 juillet. La rencontre, annoncée publiquement et ouverte à tous les panafricanistes et démocrates, s’est heurtée à un mur de silence et d’uniformes.




