En vue de mettre en place une Maison de services des organisations de la société civile, le consortium SPONG-Tin Tua a effectué, à Cotonou, une semaine d’immersion au sein de la Maison de la société civile (MdSC) du Bénin à Cotonou. Cette mission d’étude visait à tirer les enseignements de l’expérience béninoise en matière d’accompagnement, de gouvernance et de services aux OSC.
Une semaine d’immersion pour s’inspirer du modèle béninois.
Le Burkina Faso envisage de créer sa propre Maison de services des OSC, conçue sur le modèle de la Maison de la société civile (MdSC) du Bénin. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la mission d’immersion conduite à Cotonou par le consortium SPONG-Tin Tua.
Pendant une semaine, les membres de la délégation ont alterné séances de travail avec les responsables de la MdSC et échanges avec plusieurs organisations membres, dans le but de mieux comprendre les ressorts techniques, institutionnels, organisationnels et opérationnels du dispositif béninois. Ces échanges devaient permettre d’en tirer des éléments utiles à la conception, à la mise en place et à la pérennisation d’une Maison de services des OSC au Burkina Faso.
Au terme de la mission, la délégation estime avoir atteint ses objectifs. Bruce Emanuel Sawadogo, coordonnateur national du SPONG, considère que l’expérience béninoise permet notamment de mieux saisir le cheminement ayant conduit à la création de la MdSC : un projet initialement pensé comme centre de ressources, qui a progressivement évolué pour devenir un véritable outil au service des associations.
« Je crois qu’on ne s’est pas trompé. En choisissant de venir au Bénin, je crois qu’on a choisi le bon endroit… », a déclaré le chef de la délégation, saluant la franchise, la sincérité et la richesse des échanges avec les responsables de la MdSC.
Renforcement des capacités, plaidoyer et gouvernance : les principaux acquis
Parmi les principaux enseignements retenus de cette immersion figure d’abord l’importance du renforcement des capacités. Aux yeux de la délégation, la MdSC apparaît comme un espace d’accompagnement des organisations membres, mais aussi comme un cadre où celles-ci peuvent se retrouver, réfléchir à leurs préoccupations, construire des initiatives communes et porter des actions de plaidoyer auprès des partenaires et des institutions.
La question de la gouvernance a également occupé une place importante dans les échanges. Les responsabilités des différents maillons de la chaîne de gouvernance ont été présentées à la délégation, de même que les mécanismes qui permettent à la structure de rester au service des organisations de la société civile.
Bruce Emanuel Sawadogo s’est par ailleurs montré particulièrement intéressé par le dispositif de décentralisation de l’action de la MdSC, notamment à travers la présence de référents au niveau des départements et des communes. Une expérience que le Burkina Faso entend examiner de près pour sa propre Maison de services des OSC.
Pour OUOBA BOUAMA Michel, directeur des opérations de l’association Tin Tua et membre de la délégation, l’un des principaux enjeux de la mission était de comprendre comment la MdSC parvient à se rendre utile à ses membres. « J’ai pu comprendre que c’est une Maison de la société civile vraiment au service de ses membres, qui travaille à les renforcer mais aussi à les représenter de manière qualitative vis-à-vis de tous les partenaires », a-t-il expliqué.
La question du financement a également été abordée. Le représentant de Tin Tua estime que les défis rencontrés au Bénin présentent des similitudes avec ceux auxquels sont confrontées les organisations de la société civile burkinabè. Il retient toutefois la posture de facilitation adoptée par la MdSC, qui évite de se mettre en concurrence avec les associations qu’elle accompagne.
Au terme de cette immersion, le consortium SPONG-Tin Tua repart avec une meilleure connaissance de l’expérience de la Maison de la société civile (MdSC) du Bénin : son modèle de gouvernance, son offre de services et ses mécanismes de fonctionnement. Autant d’enseignements qui pourraient nourrir la réflexion engagée au Burkina Faso pour la mise en place d’une Maison de services des OSC.


