Le coup d’envoi de la quatrième édition de la Conférence Information, Bibliothèques et Archives (CIBA2026) a été donné ce vendredi 28 août 2026, dans la salle de conférence de l’École Nationale d’Administration (ENA) de l’Université d’Abomey-Calavi. Cette rencontre a réuni des archivistes, des bibliothécaires, des documentalistes et des chercheurs.L’objectif de cette conférence est d’adapter les pratiques professionnelles aux enjeux de la transformation numérique, en répondant aux besoins réels des professionnels de l’information et de la documentation. Initiée par l’Équipe Pluridisciplinaire Information et Communication, cette édition est placée sous le thème : « Information, savoir et innovation ».La quatrième édition de la Conférence Information, Bibliothèque et Archives (CIBA) se poursuit à l’Université d’Abomey-Calavi.
Jusqu’au 30 août 2026, archivistes, bibliothécaires, documentalistes et chercheurs échangent sur les mutations qui touchent les métiers de l’information à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle. Les discussions mettent particulièrement en lumière le rôle que doivent continuer de jouer les bibliothèques et les archives alors que l’accès à l’information est devenu plus rapide et plus massif grâce à Internet, au Web et aux différentes bases de données.

À l’ouverture des travaux, la Présidente du Comité d’Organisation, Léontine Hounnou Aballo, a rappelé que conserver un document revient également à préserver une partie de la mémoire collective. Elle souligne que les documents renferment des témoignages, des expériences, des décisions et des savoirs qui permettent aux générations présentes et futures de comprendre leur histoire.« Les documents que nous conservons ne sont jamais de simples objets. Ils portent des voix, des expériences, des décisions, des souvenirs. Ils gardent la trace de ce que les femmes et les hommes ont pensé, créé, accompli ou voulu transmettre », a-t-elle expliqué. Au-delà de la conservation, la conférence s’intéresse donc à la capacité des professionnels de l’information à donner de la valeur aux contenus disponibles. Car si quelques clics suffisent aujourd’hui pour accéder à une multitude de ressources, encore faut-il savoir les rechercher, les sélectionner, les vérifier et surtout les exploiter de manière pertinente.C’est dans cette perspective qu’a été évoqué le parcours de William Kamkwamba, jeune Malawite devenu célèbre après avoir construit une éolienne à partir des connaissances acquises dans un livre consulté en bibliothèque. Son histoire montre comment une information trouvée dans un ouvrage peut, lorsqu’elle est comprise et mise en pratique, déboucher sur une solution concrète à un problème local. Pour les participants à la CIBA, l’enjeu est ainsi de dépasser la simple accumulation d’informations. Les bibliothèques, les archives et les services documentaires doivent continuer à accompagner les usagers dans le passage de l’information au savoir, puis du savoir à l’action. Dans un monde où l’intelligence artificielle occupe une place de plus en plus importante, les professionnels de l’information sont donc appelés à adapter leurs pratiques sans perdre de vue leur mission fondamentale : organiser, préserver, contextualiser et transmettre les connaissances.
La CIBA 2026 entend justement contribuer à cette réflexion sur l’avenir de ces métiers et leur adaptation aux nouvelles réalités technologiques.


