À travers une tribune évocatrice, Constantin Casimir Cocou Cakpossa interpelle les députés de la législature en cours. Pour lui, l’avènement des pôles territoriaux de développement constitue une occasion historique que les élus doivent saisir pour se rapprocher de leurs mandants et donner enfin du sens à leur mandat. Loin des communiqués de soutien au Chef de l’État, l’auteur plaide pour un retour au contact des populations, sous l’arbre à palabre, dans chaque circonscription électorale. Une sortie de silence qui, selon lui, ne saurait attendre.
Lire ci-dessous l’intégralité de son analyse.
La nature offre aux députés de l »actuelle législature l’ultime occasion de légitimer leur mandat.
Grâce à l’avènement des pôles territoriaux de développement, chaque composante de la Nation est appelée à jouer efficacement sa partition.
Le sujet est d’une importance capitale pour un développement véritablement inclusif de notre pays.
On ne saurait donc en rester aux traditionnels communiqués laconiques de soutien aux actions du Chef de l’État.
Au lieu de saisir l’opportunité historique que leur offre cette initiative présidentielle pour prendre rendez-vous avec l’Histoire, nos honorables députés restent, impavides, collés à leurs sièges au Palais des Gouverneurs, avec les avantages qu’ils savourent indûment et sans retenue.
Et pourtant, c’est maintenant ou jamais.
C’est le moment d’aller à la rencontre des mandants, de mettre enfin des noms sur des visages, notamment ceux des électeurs dont les suffrages exprimés ce dimanche 11 janvier 2026 ont validé la réforme politique en cours. Concrètement, ce que chaque député devrait faire, c’est retourner sous l’arbre à palabre, dans sa circonscription électorale.
Y inviter toutes les composantes de la société, sans distinction d »appartenance politique, et prendre le temps de donner la parole à chacun, sans exception, afin de s’imprégner des atouts, des faiblesses et des opportunités de son territoire.
L’avènement des pôles territoriaux, s’il est bien pensé à la base, constitue un levier puissant pour sortir une masse importante de notre jeunesse de la précarité et du chômage ambiant, qui devient désormais la chose la mieux partagée au Bénin.
Par cette initiative, le Président de la République offre ainsi aux députés l’occasion historique de donner de l’honorabilité et de la légitimité à leur mandat.
Et si les députés de l’Assemblée Nationale estiment qu’is ont mieux à faire, je dirai quant à moi que les vraies motivations se trouvent ailleurs, dans cette guerre des Institutions à laquelle le Sénat, tel un rempart, devra s’opposer et qui, espérons-le, n’aura jamais lieu chez nous.




