Médard Sènoukoumè Ahouassa a obtenu ce jeudi 27 novembre 2025 la mention très honorable à l’issue de la soutenance de sa thèse en didactiques des sciences et technologies. Ses travaux portent sur l’exploration du concept de force dans les pratiques enseignantes au Bénin. Devant un jury international, le nouveau docteur a défendu une recherche qui met en lumière des insuffisances dans l’enseignement de la physique.Lequel travail scientifique lui a valu la mention très honorable. Cette mention est le fruit d’un travail acharné parsemé d’embûches et de difficultés. Lesquelles difficultés l’impétrant a su surmonter. Les qualités de l’impétrant ont été saluées par un jury international composé d’universitaires béninois, ivoiriens et français. ‹‹ Nous avons pris le temps requis pour voir votre capacité pédagogique, pour voir votre capacité à défendre votre travail et pour voir que c’est votre propre travail. Vous avez répondu aux questions qui vous ont été posées à l’envergure de votre culture. C’est très bien. Vous avez répondu à toutes les questions qui vous ont été posées très bien››, a évoqué le président du Jury, le Professeur Gabriel Yves Hugues Avossèvou comme critères d’évaluation de thèse de Médard Sènoukoumè Ahouassa. Pour lui, de très belles perspectives s’offrent à Médard Sènoukoumè Ahouassa dans le cadre de ce travail. Le professeur Gabriel Yves Hugues Avossèvou a, au nom des membres du jury, salué la richesse du débat qui a succédé la prestation du mémorant. ‹‹A l’unanimité des membres du jury, en particulier les rapporteurs, votre thèse est éligible.›› a-t-il conclu.

Pour le directeur de thèse, cette éligibilité de thèse n’est pas une fatalité. C’est le résultat qui récompense de longues années de sacrifices. Pour Professeur Sègbégnon Eugène OKE, ‹‹ il n’est pas facile de faire un travail assidu et de qualité. Cela demande de l’endurance, cela demande de la patience et cela demande beaucoup d’investigations.›› Il ajoute que la rédaction d’une thèse nécessite parfois de pouvoir s’isoler des amis, de la famille pour aller à une sorte de concentration afin de mener des réflexions sur les données et de pouvoir dégager des résultats. ‹‹ Et ça, le doctorant qui a été consacré aujourd’hui a pu faire ce parcours.›› s’est-il réjoui.
Le Professeur Sègbégnon Eugène OKE a invité son encadré à pouvoir continuer dans la recherche scientifique car pour lui, la soutenance de thèse n’est que le début dans la recherche scientifique. ‹‹ Aujourd’hui est le jour de naissance. Aujourd’hui est le jour de naissance parce que faire une thèse est une initiation à la recherche. Et donc c’est aujourd’hui qu’il est admis dans le rang de chercheurs. C’est aujourd’hui qu’il est né. C’est aujourd’hui donc qu’il marque le point de départ maintenant pour les futurs travaux.Il doit pouvoir les conduire de mes de mains de maître. Il doit pouvoir travailler à produire des analyses, dégager des résultats, d’abord, à collecter des données et puis à pouvoir aussi identifier les problématiques qui sont pertinentes et qui sont valides pour pouvoir travailler››, a fait savoir le directeur de thèse Sègbégnon Eugène OKE. Ému après l’annonce du verdict, le désormais docteur Médard Sènoukoumè Ahouassa dit ressentir une profonde satisfaction. Pour lui, cette thèse est sa contribution au progrès de l’enseignement des sciences au Bénin.

‹‹ Après la décision du jury, je vous jure que j’étais vraiment ému. Dans le même temps, content d’apporter une pierre à l’édifice, à l’enseignement de nos enfants pour la compréhension du langage scientifique.›› dixit Médard Sènoukoumè Ahouassa. Il rappelle ensuite les objectifs de son travail, qui visait notamment à analyser les pratiques d’enseignement du concept de force et à proposer des pistes pour améliorer l’apprentissage en physique. ‹‹ Notons que le concept de force est un mot qui est du quotidien et de la physique. Les gens en font usage dans la vie quotidienne.Et voilà que pour la première fois en classe de quatrième, ce mot est enseigné. Notre objectif dans cette recherche préalable était de savoir s’il y a évolution de compréhension de ce mot. Les résultats de cette recherche ont montré qu’il n’y a pas véritablement d’évolution.››, Médard Sènoukoumè Ahouassa.

Les conclusions de sa recherche mettent en lumière plusieurs insuffisances dans les approches actuelles. Lesquelles insuffisances limitent l’évolution du registre explicatif chez les apprenants. À travers son étude sur « l’exploration du concept de force dans les pratiques enseignantes au Bénin », Médard Sènoukoumè Ahouassa ambitionne d’aider les élèves à passer du monde concret des objets au véritable monde de la physique.

Casimir E OKE


