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« J’ai honte de la presse béninoise d’aujourd’hui » : le Pr Simon-Narcisse Tomety fâché contre les journalistes

Le journalisme des hypocrisies : essai sur le manque de critiques scientifiques sur un Sénat illégitime au Bénin.

Il faut une réécriture les procédures de réformes constitutionnelle au Bénin et définissant des verrous de chaque étape du processus, avec des normes de qualité et de durée d’étapes afin que les experts en triches dans la chaîne décisionnelle du parlement retrouve le chemin de l’éthique : tout n’est pas permis. Réviser une constitution en profondeur sans aucun mécanisme d’étude d’impact préalable de la réglementation, c’est un travail des apprentis sociers de la république, un abus de confiance du Peuple souverain.

Nous sommes dans un schéma d’immoralité inacceptable car déstabiliser une constitution, c’est déstabiliser l’Etat dans son organisation et son fonctionnement.

Le Sénat béninois est un vrai brasierde production de l’instabilité du Bénin, et on n’a pas besoin d’être juriste de haut niveau avant de comprendre cette anomalie capricieuse. D’ailleurs, la Constitution du Bénin n’appartient qu’au pouvoir du Peuple et sans délégation. Elle est opposable à tous les pouvoirs civiles et militaires dans l’état actuel la gouvernance du Bénin.

– Quand on lit l’architecture institutionnelle, le Sénat béninois apparaît comme un refuge de haute sécurité pour produire de l’insécurité humaine au Bénin.

La cour constitutionnelle est dans le dilemme pour traiter d’un cas avéré d’inconstitutionnalité d’une constitution C’est de cela qu’il s’agit quand on réforme la constitution dans l’ineptie et l’urgence.

Les attributions de la cour constitutionnelle sont usurpées. Une constitution de mélange des genres qui, désormais, chapeaute toutes les institutions et brise toutes les barrières de séparation synergique des pouvoirs. En plus, ce Sénat organise la chasse à l’homme et se spécialise dans la démolition des droits politiques, des civiques et des droits économiques. La militarisation du Sénat illégitime est loin d’être un modèle de vrais sages et du principe Armée-Nation. Il faut se méfier de ceux qui sont sages par décret.

– Le Général de division Pierre de Villiers, chef d’Etat-major des Armées a démissionné en 2017 parce qu’il ne sert pas un président de la république mais il sert sa Patrie.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce brillant intellectuel militaire fortement attaché à l’éthique de l’autorité et de la responsabilité, je leur recommande deux de ses ouvrages écrits en exerce :

– Être chef

– SERVIR

Le Bénin commence par être un désert de sages, de chefs et de serviteurs. La plupart des gens élus ou nommés, civils ou militaires prennent leurs promotions pour un privilège de pouvoir et une source de profit personnel avant de songer à l’intérêt général. D’où la clientèle des chefs pour le syndrome de Stockholm et pour finir leurs carrières ils sont atteints du syndrome de Peter Pan. Le victorisme que j’ai lu dans le roman les tresseurs de corde de Jean Pliya a tout sens : la descente aux enfers pour les chasseurs de triomphe.

– La sagesse ne se décrète pas. Je n’ose pas croire que la Cour va cautionner une révision constitutionnelle d’imposture.Je me demande ce qui va fonder la promulgation de ce Sénat de la confiscation astucieuse et durable du pouvoir d’Etat pendant 31 ans (10 ans + 3 septennat).

La sottise de trop c’est la trêve politique

Il faut définir ce qu’est la politique avant de savoir ce que signifie une trêve de 6 ans par septennat. Il ne s’agit pas que d’une trêve de critique qui concerne uniquement les partis politiques mais également toute opinion publique notamment celle des organisations syndicales et de la société civile. Les corps de contrôle de l’Etat seront muselés avec l’omerta hypocrite sur les rapports d’audit.

Les seuls qui ont droit de critiquer, de narguer et d’humilier ce sont le président du Sénat, le président de l’assemblée nationale et le président de la république

Nous sommes habitués à leurs langages déjà : l’idéologie de la mouvance et de l’opposition est identique, le pays n’a pas besoin de démocratie avant de se développer. C’est un discours néolibéral radical bien incarné et assumé.

– La cour constitutionnelle doit demander une relecture pour remplacer tous les mots et les dispositions relatifs à la souveraineté du Peuple, à la démocratie et à l’Etat de droit pour les remplacer par les caractéristiques d’une MONARCHIE FÉODALE.

Le président de la République peut-il être fier de cautionner cette réforme constitutionnel?

Ce n’est plus la constitution de 1990 qui sera en vigueur dès mais 2026, c’est une autre constitution qui est nuitamment réformée pour être le socle d’un régime autoritaire soit disant pour protéger les acquis du développement par des gens qui ont prouvé leur incapacité à définir le développement aux écoliers du cours primaire.

Alfred Sauvy a été clair : l’opinion publique n’est inscrite dans aucune constitution donc les Béninois n’ont pas besoin de la constitution pour critiquer ce qui est critiquable dans une gouvernance. Nous allons critiquer l’action législative et l’action gouvernementale. C’est cela être citoyen.

D’ailleurs Wadagni sait comment on traite les citoyens qui critiquent son gouvernement : il ordonne qu’on augmente les frais de consommation téléphonique pour ceux-là. Demain quand il sera président de la république et le président Talon sera président d’un Sénat sans légitimité élective, ils vont mettre la Police, l’Armée et la Justice à nos trousses. Ce scénario merdique ne surprendra personne étant donné que tous les modes opératoires de la fausse violence légitimes d’Etat ont été expérimenté et formalisé pour les 21 ans prochains.

Nous ne sommes pas dupes. – Pour ceux qui n’ont pas compris pourquoi la mouvance présidentielle est en train de circuler dans le pays pour vulgariser vulgairement ce machin de Sénat, je leur apprends que cette balade post-dégâts prouvent que la peur a changé de camp et qu’ils sont indignes de la confiance du Peuple.

Ils ont trahi la Patrie et tant pis pour ceux qui continuent d’appeler depuis la huitième legislature, des députés, honorables.

Ils ont des honoraires sans honorabilité.

Le niveau technique des débats parlementaires a chuté de 80% en qualité par rapport aux deux premières législatures post- conférence nationale. Le diplôme et postes occupés sans éthiques ne font ni la la sagesse, l’excellence et l’honorabilité. Nous restons un Etat voyou.

Le parlement béninois est juste un wagon traîné par la locomotive du nom de chef du pouvoir exécutif. Mais nous savons tous pourquoi c’est ainsi. Beaucoup traînent des casseroles et d’autres des cadavres dans leurs placards pour emprunter leurs propres expressions. Plus dramatique les prédateurs qui ont des dossiers cités dans scandales d’Etat sont de trois catégories : les pelleteuses, les pelles et les cuillères. C’est eux qui gère depuis 1991 le Bénin. Ils ont mis le pays en situation d’instabilité. Quand les touristes vont arriver désormais au Bénin, ils sauront qu’ils sont dans le pays des tontons Macoutes.

Le Bénin perdra son attractivité symbolique et il sera une destination insécure. Voilà tous les investissements faits non pas pour les Béninois dont peu de compatriotes connaissent leur pays. On a investi pour les touristes étrangers. Que le développement humain soit en berne au Bénin c’est une évidence : notre IDH trouve son refuge dans le groupe des 30 derniers médiocres sur 194 pays en 2024 selon le PNUD. Le Sénat est créé pour protéger quels acquis du développement ?

Manque d’arguments scientifiques alors on mystifie. Tout est inédit. C’est la rupture et son nouveau départ des effaceurs de la mémoire!

– Si cette constitution passe en l’Etat, beaucoup d’investissements physiques deviendront dans moins d’un septennat des éléphants blancs. J’ai honte de la presse béninoise d’aujourd’hui qui, sous l’effet de la peur et du syndrome de Stockholm est incapable de faire des analyses systémiques modélisées de ce chiffon de constitution du 15 novembre 2025.

J’admire monsieur François COMLAN pour son courage patriotique.

Je ne serai jamais hypocrite quand il s’agit de la stabilité de mon pays parce que j’ai appris et j’enseigne les déterminants de l’écroulement d’un État aux réformateurs.

Mes travaux de recherche ne sont pas cachés. Cotonou, le 1er décembre 2025 Simon-Narcisse TOMETY

Institutionnaliste de réformes publiques

Territorialiste et Critique des valeurs paysagères de la résilience urbaine

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