Le projet WASH/RGHI a lancé, le 30 juin 2026, une étude d’intervention visant à améliorer durablement les pratiques d’hygiène des vendeurs d’aliments de rue au Bénin. Financée par le Reckitt Global Hygiene Institute (RGHI) à travers son programme Senior Fellowship, cette recherche entend mesurer l’efficacité de différentes méthodes de sensibilisation fondées sur les sciences comportementales.À l’ouverture de la cérémonie, le coordonnateur du projet, Dr Sylvain Dabadé, a rappelé que les aliments de rue jouent un rôle essentiel dans l’alimentation des populations et l’économie informelle. Toutefois, les recherches menées dans le cadre des précédents volets du projet ont révélé des niveaux préoccupants de contamination de certains aliments très consommés au Bénin, exposant les consommateurs à des risques de maladies d’origine alimentaire.« Nous avons rendu l’invisible visible », a-t-il déclaré, en référence aux expériences microbiologiques ayant permis aux vendeurs d’observer la présence de micro-organismes sur des mains, des ustensiles ou des surfaces pourtant jugés propres.L’étude mobilisera 90 vendeurs répartis en trois groupes afin de comparer l’impact d’une expérience pratique, d’un apprentissage par vidéo et d’une formation classique sur l’adoption durable des bonnes pratiques d’hygiène.Pour Dr Mathias Hounsou, docteur en nutrition et sciences alimentaires et chercheur postdoctoral sur le projet WASH/RGHI, cette formation constitue une opportunité pour les acteurs du secteur d’acquérir des connaissances utiles à la protection de la santé publique.Parmi les participants, Sabine Amoussou, restauratrice, s’est engagée à appliquer les enseignements reçus et à sensibiliser son entourage. À terme, les résultats de cette étude devraient contribuer à l’élaboration d’un modèle de formation adapté aux réalités des vendeurs d’aliments de rue au Bénin et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.


